On cherche, encore et encore. Et parfois, on trouve... Encore et encore.



________Il est Beau. Non mais j'vous assure. Il n'y a pas d'autres mots, d'autres manières de le dire ou de l'expliquer. La perfection même. J'avais déjà trouvé un mec génial, magique, extraordinaire, mais Beau comme ça... Jamais. Des mecs beaux, il y en a partout, objectivement et de manière plus personnelle, mais lui... Han, mon Dieu ! Son nez, parfait. Sa bouche, parfaite. Un sourire à la Dean lorsqu'il finit de chanter comme un con sur Eye of the Tiger, des yeux et cheveux ni trop clairs ni trop foncés, des mains et des oreilles parfaites, des joues à croquer, un corps de rêve, des bras magnifiques. Aucun défaut. Vraiment, je n'exagère pas du tout. A moins que... Est-ce totalement objectif comme je tiens tellement à le dire ? Et c'est carrément pas juste, vous savez. Il est tellement beau. Tellement que ça m'fait mal d'le regarder quelquefois. Et j'peux même pas le toucher, juste passer ma main sur ses épaules parfaites, son visage, ses bras, avoir ses mains dans les miennes... Rien qu'une fois. Juste un moment. Il a cet air du mec qui n'a pas l'air de s'en rendre compte. Qui n'a pas l'air de se rendre compte qu'il est la Merveille incarnée, tout ce que l'on a besoin de voir dans la vie. Non, il ne s'en rend pas compte, je crois bien.
Ni valeurs...
________Et puis, j'trouve ça tellement triste. D'être un être totalement insensible, ne sachant pas apprécier de jolies petites attentions, de petits mots tout mignons tout plein et tout ces trucs gnangnans à deux balles. C'est même carrément pathétique. J'me donne pas un genre, hein. Ce n'est pas ça du tout. Je n'arrive tout simplement plus à trouver ce genre de machins mignons au lieu de gavant et débile. Je n'arrive plus à trouver ça tellement chou à crever. J'vois un je t'adore tellement, tu es magnifique, j'ai envie de te serrer contre moi et je prends la fuite. Comme un lâche. J'entends un je t'aime à des kilomètres et je cours me réfugier derrière un c'est trop tôt, faudrait y aller un peu plus doucement, non ?. Mais après, merde hein ! Fallait pas m'prendre comme ça ! Me détruire de cette manière. Han le salauuud ! Tu as vu comment il l'a traiite ??!. Ou encore bon sang, la connasse, elle me prend vraiment pour un con. Vous pensez réellement que des tas de gens autour de nous sont aussi sans coeur s'il n'y avait pas été obligé, en quelque sorte. Je comprends totalement les mecs ayant peur de s'engager et ne pensant qu'à prendre leur pied ; je comprends les filles menteuses - beaucoup moins, certes, mais je comprends aussi le mensonge. Cependant, je n'arrive à faire n'y l'un, ni l'autre. Je les comprends pourtant et ça me rend encore plus pathétique. Je n'excuse rien, pas du tout, mais je saisis. Et j'trouve ça tellement nul. Vraiment, hein. Je n'arrive même plus à faire mes jolis petits article tout mignons, parce que mon inspiration a foutu le camp. Et au moment où l'espoir revient un peu, tout merde, tout dégage. Me laisse. J'dois faire quoi, moi désormais ? Donnez moi un semblant de réponse, peu importe. Dites moi comment retrouver mon côté romantique, mon côté calinou tout le temps parce que, merde ! c'était trop bon. C'est méga puissamment génial de pouvoir croire un peu. Ou juste de dire ce que l'on ressent parfois, juste de temps en temps. C'est libérateur, je trouve. Je me sens comme bloquée à l'intérieur de moi-même à hésiter ou carrément bloquer certains mots dans ma tête et de ne pas les laisser atteindre mes lèvres. Il n'y a pas si longtemps, je parlais d'un film (naze... ) dont j'avais vu une bonne partie ; je le trouvais... carrément pathétique avec tout cet amour impossible et tout le blabla, les belles paroles, les je me consumais en étant loin de toi ; je t'aime à mourir ; être loin de toi m'était insupportable ; je pensais à toi à chacune de mes respirations, etc. J'en parlais et une fille me répond mais ce genre de film, il faut les regarder quand tu es amoureuse. Et c'est vrai ! Au fond, je ne suis qu'une pauvre jalouse cherchant un peu d'amour. Plus de flirt insignifiant. Ni le grand amour, je ne suis pas idiote. Non, pas ça. Je voudrais seulement vivre quelque chose de mignon tout plein, de romantique, quelque chose pouvant me redonner un instant un peu foi en cet Amour tant recherché. Juste une partie de ma vie. Juste quelques moments de bonheur durant un peu plus de quelques jours. Avec des hauts et des bas, certes, mais juste un moment... Parfait.
... ni c½ur.
________Il ne m'aura fallu qu'un visage pour me faire comprendre ce que je recherchais précisément... l'inaccessible. Mais après tout, qui a dit visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles. déjà ?


# Posté le samedi 14 novembre 2009 14:23

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 10:59

<< When it hurts so much, that we can't breathe. That's how we survive. >>

<< When it hurts so much, that we can't breathe. That's how we survive. >>


________C'pas juste. Non mais c'est vrai, hein. Y'a pas un jour où j'me dis que tout va bien sans avoir peur une seule seconde que tout finisse par foirer. Pas un seul jour, une seule minute, une seule putain de seconde où j'pourrais rien qu'envisager l'idée que ça puisse durer plus de quelques jours. Plus d'une semaine. Un mois peut-être. Mais merde, à la fin ! J'mérite franchement pas ça, c'est pas juste ! Savoir que tout va se finir alors qu'on vit un moment unique, c'est dégueulasse autant de cynisme, de fatalisme. C'est tellement pas juste qu'en j'en ris, merde. J'en ris ! La prochaine étape après avoir chialer toute les larmes de son corps, c'est pas de se tailler les veines ou une connerie du genre, c'est pas ça, la prochaine étape c'est de rire. Rire à en crever. Rire à en ne plus sentir ses tripes. Carrément imploser. Et moi je ris, je ris, j'fais que ça. Tout le temps, à longueur de journée. J'essayais d'le regarder avec mon regard de fille déchirée parce que j'voulais pas oublier ce moment. J'voulais pas oublier ces yeux. Il était tellement beau. J'le regardais avec ce regard de shootée parce que j'savais que j'vivais un moment unique et j'maudissais l'alcool d'm'empêcher de le voir réellement. Alors j'savais que j'oublierai les images, les paroles, les sons. Mais pas les sensations. J'savais que j'oublierai tout ça, mais que j'me souviendrai de son odeur, sa peau, la douceur de ses lèvres, que j'me souviendrai du fait que j'le trouvais tellement beau. J'en revenais pas qu'il soit si beau. J'me le répétais dans ma tête pour ne pas oublier qu'à un moment, une fois, j'ai été bien et que j'me suis pas souciée une seule putain de seconde du fait que ça n'allait pas durer. J'étais enfin libre, merde ! J'me sentais tellement bien. Complètement raide, certes, mais putain, il était divinement beau c'gars là ! J'me souviens pas d'sa voix.. J'aurais tellement aimé. J'aurais tellement voulu fermer les yeux et pouvoir l'entendre dans ma tête. Me souvenir plus précisément de cette sensation de laisser aller merveilleuse que j'ai ressentie à ce moment là. Y'avait plus rien dans ma tête. Plus de souvenirs d'un chagrin insurmontable, d'hypocrisie tellement incroyable que j'en ris, de déceptions, d'espoirs vains, de solitude totale, de mensonges absurdes. C'es fou de ne pas pouvoir apprécier le bonheur, non ? C'est vrai, il est ephémère, c'est vrai. J'suis totalement consciente du fait qu'il finit à un moment donné, mais enlevez moi ce truc merdique qui m'dit justement qu'il ne durera pas. J'veux juste être cette fille totalement imprévisible et trouillarde à propos de l'avenir. Entièrement. J'aime pas le changement, je déteste ça. Parce qu'au fond, les gens ne changent pas. Le monde autour d'eux, le paysage, les bâtiments, les décors, oui. Mais nous, nous restons les mêmes. Toujours. Nous pouvons évoluer d'une certaine manière, nous pouvons faire des choses meilleures, nous pouvons faire de nouvelles choses. Mais elles sont seulement dans l'ordre des choses. Il ne s'agit pas de changements. Il s'agit juste de nouveauté, merde ! Au fond, nous sommes tous ces êtres incompris cherchant des réponses à nos questions merdiques à propos d'un quelconque état d'âme lui aussi merdique. J'ai honte parfois. J'ai honte de venir ici, d'étaler mes sentiments, mes émotions alors que je sais pertinemment qu'il y a pire. Il y a toujours pire. C'juste que la douleur, vous êtes le seul à la ressentir. Du coup, vous êtes le pire égoïste que la Terre ait porté et vous ne pensez plus qu'à ça. C'est comme boire : il n'y a plus personne autour de vous ; les gens ne parlent pas ; vous êtes seul au milieu de tout ce vide et vous souhaitez très fort que quelqu'un finisse par faire attention à vous. Qu'une main se tende, qu'un visage distinct apparaisse, que des yeux se posent sur vous. Ils étaient bleus, je crois. Ou verts. Clairs en tout cas. C'est comme si, en les regardant, je pouvais encore tenir debout. Comme s'ils m'aidaient un peu à ne pas sombrer dans un état second et de courir vomir mes tripes aux chiottes. Et il est parti. D'un coup. J'ai pas eu la présence d'esprit de lui demander quoi que ce soit. Rien. Il est juste parti. Alors, à cause de l'alcool ? Ou bien, au fond, voulais-je seulement que la situation se reproduise ? Juste un bonheur ephémère de plus.

# Posté le mardi 29 septembre 2009 12:42

Modifié le mardi 29 septembre 2009 15:28